N'avez vous pas remarqué, lorsqu'un homme ou une femme décident de pratiquer le naturisme régulièrement, il y a des changements sur le plan général ?
D'abord, nous prenons conscience de notre corps, et progressivement nous le considérons comme notre cathédrale de vie, d'amour, et de bien être.
Nous activons la force de notre esprit, cette force originelle où l'humanité corporelle revêt tous ses attributs d'équité entre tous les êtres humains,
ceux de fraternité et de vraie vie (la parole vraie). Rien n'est alors caché, et il est impossible de se camoufler derrière des apparences.
Nous retrouvons progressivement l'usage complet de toutes ces fonctions endormies et qui marchaient au ralenti.
Nous commençons alors trés naturellement à manger juste et suffisamment. D'ailleurs, cela est tellement vrai pour ceux qui souffrent d'obésité,
ils constatent eux mêmes qu'ils finissent par perdre du poids, non pas seulement parce qu'ils se nourrissent mieux,
mais que tout simplement cette prise de conscience de soi, de son corps, a réactivé sa propre régulation.
Raison fondamentale, que d'être exposé au froid comme au chaud n'a rien d'extraordinaire pour un corps nu dans la nature.
Quand il fait froid, la nature sait nous revêtir de son manteau de chaleur en nous faisant découvrir sa beauté que vous voyons et que nous vivons.
Quand il fait chaud, la nature nous apprend et nous invite à nous baigner dans l'eau ou dans le vent, ou nous abriter à l'ombre des feuillages.
Prenons les yoghis comme exemple, ils nous montrent la voie... Supporter ces extrêmes comme le froid, le chaud et la douleur.
Enfin, pour éviter de monopoliser le sujet et vous écrire une thèse, il est reconnu aujourd'hui que l'être humain n'utilise que 10%
de ses capacités physiques et intellectuelles. Et si nous les utilisions pleinement, nous serions surpris de constater que l'être humain
aurait besoin de beaucoup moins de gaspillage pour vivre...
Etre naturiste hier comme aujourd'hui, c'est suivre cet idéal de bien être dans l'amour et la fraternité,
en quête de retrouver notre seule et véritable personnalité, celle du rayonnement et de la pacification.
Bon, d'accord, je suis poète ce matin, parce que je suis sur mon balcon en train de vous écrire et que le soleil se montre.
Et au fur et mesure, je sens mon corps respirer ce soleil pour rayonner pleinement à son tour, nourri par notre mère à tous, la nature...
Philippe, de Paris, France.
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2ème témoignage, celui de Sébastien. Pour lui écrire, cliquer ici...
publié ici avec son accord

Je m'appelle Sébastien, j'ai 22 ans, et habite la région de Liège (Belgique). Je termine actuellement un gradua (études supérieures)
(ou "comment apprendre à être un asocial complexé"... enfin c'est un peu le ras-le-bol qui parle)...
Ma famille n'est pas ce qu'on pourrait appeler une adepte du naturisme. C'est une famille normale (par rapport aux personnes non naturistes que je côtoie).
J'ai été habitué à apprécier la beauté de ce qui m'entoure, à respecter les autres et l'environnement. Que je sois dans n'importe quelle situation,
je mets un point d'honneur à ne pas me faire remarquer. Ainsi on ne devinera pas mon passage sur une plage, en forêt ou au bord d'une rivière.
En ce qui concerne la pratique de la nudité, je dirais que ma famille est plutôt pudique (c'est le moins que l'on puisse dire).
Pas de torse nu ou monokini, faire extrêmement attention à ne pas surprendre quelqu'un sortant de son bain, etc...
Mon cadre familial ne me prédestinait donc pas spécialement à vouloir partager la liberté, la convivialité et l'absence de barrières (dans le sens positif)
dont jouissent les personnes pratiquant le naturisme, que ce soit au quotidien ou en vacances.
Pour ma part, j'avais aussi pas mal d'appréhensions concernant ma nudité et pour plusieurs raisons:
- Je suis quelqu'un de réservé et pudique... avec limite un manque de confiance en soi.
- J'étais complexé et le suis encore un peu (mais plus pour longtemps) par mon corps. Je m'explique: j'ai toujours été en surpoids... manque d'exercice
et hérédité familiale dirons-nous. J'avais pourtant réussi, au terme de 2 ans d'effort, à atteindre mon poids de forme, à la fin de mon cycle d'études secondaire.
J'étais pilier (N°1) d'une équipe de rugby et j'avais alors une condition physique que je regrette beaucoup maintenant.
Les études secondaires d'informatique en internat aidant, j'ai repris 24 kilos... C'est relativement déprimant...
- Je ne l'ai pour ainsi dire jamais pratiquée en public (excepté durant des vacances vers l'age de 12 ans).
- J'ai passé mes 3 ans d'études supérieures dans un internat non mixte, plein d'ados sur la fin dont certains étaient obsédés d'une sexualité malsaine
(je ne parle pas d'homosexualité mais de celle qu'on trouve beaucoup trop sur internet...). Pour ceux qui en douterait, je suis tout à fait hétéro.
- J'associais, de façon relativement forte, le fait d'être nu à la sexualité, et la nudité n'était pas spécialement facile d'accès dans mon entourage immédiat.
Depuis 4 mois, j'ai en quelques sorte, redécouvert mon corps. En stage près de chez moi, j'ai pu quitter l'internat et profiter d'un peu plus de temps pour moi,
manger beaucoup... plus équilibré et refaire du sport. Je me suis inscrit dans un club de sport-fitness pour faire du cardio, de la natation, de l'aquagym
(cours donné par une tortionnaire sympathique qui m'engueule tout le temps sous le prétexte qu'étant le plus jeune, je devrais faire les exercices plus vite ;-)
et enfin faire la paix avec mon bon vieux copain... mon vélo (qui m'a fait suer tant de fois pour perdre ces pu.... de kilos)...
J'ai donc recommencé à perdre du poids (9 vrais kilos en 3 mois c'est pas mal), et à me sentir mieux et plus en forme.
Pour faire un peu d'humour, j'ai maintenant l'impression d'avoir une forme bizarre... J'ai des petits mollets de cycliste et des épaules, pectoraux et dorsaux
qui commencent à se redévelopper grâce à la natation. En revanche j'ai encore un énorme pneu au niveau de la taille, et des grosses cuisses...
Dans le miroir c'est un peu drôle mais bon... vaut mieux le prendre dans ce sens.
Pour ce qui est de la philosophie naturiste, elle fait partie de ma façon d'agir au quotidien ou du moins j'essaie qu'il en soit ainsi.
Je ne suis pas spécialement écolo (point de vue politique, car ils ne sont pas toujours cohérents) mais j'essaie de laisser intacts les lieux où je me promène,
d'économiser l'eau, l'énergie, etc... J'ai aussi un profond respect pour tous les gens, sauf si ceux-ci me donnent une bonne raison d'agir autrement,
exemple du touriste écoeurant qui pense "je suis en vacances et je me casserais pas le cul à emporter mes crasses"…
Quant à la pratique de la nudité, là, il y a eut évolution. J'ai redécouvert la sensation de liberté et de bien-être que celle-ci procure.
Je dis redécouvert parce que je pense qu'on l'a tous connu et que pour la plupart (sinon les textiles seraient minoritaires) l'éducation reçue nous l'a fait oublié.
J'ai donc ré expérimenté la nudité dans ma chambre, quand mes parents et frères ne sont pas là. J'ai même tenté une très courte "randonue" un soir
avec mon amie de toujours, qui elle est resté habillée (elle partage ma philosophie, mais la nudité ne l'intéresse pas... encore ;o).
J'essaie aussi d'être nu dans le hammam/sauna du centre de sport mais l'ambiance n'a pas l'air de s'y prêter au mieux.
Cest un espace libre mais la majorité des personnes y vont en maillot de bain et j'ai souvent l'impression de déranger.
Le naturisme, et une certaine pratique de la nudité (exercée quand et où je le peux... donc pas souvent) m'ont permis de sortir d'un phase de repli sur moi
(internat, pression des études, etc...) de repartir à la découverte du monde... Bref cela m'a permis de mettre de côté certains de mes complexes,
de prendre confiance en moi (si j'ose être nu en public c'est pas un exposé oral qui me fera peur). Je suis plus serein dans mes relations avec les autres.
En fin de compte, je n'y vois que des points positifs. Le seul inconvénient est de penser à mettre de la vraie crème solaire partout et bien plus souvent.
J'ai pris contact avec un des responsable du club naturiste Nature-et-Sport-Liege dans le but de rencontrer d'autre personnes naturistes.
Pour tous ceux qui auront eu la patience de lire entièrement ce témoignage, je vous dis merci. Ce n'est pas facile de se dévoiler, de se mettre... à nu... ;o)
Sébastien, de Liège, Belgique...
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3ème témoignage, celui de Sophie et Sylvio. Pour leur écrire, cliquer ici...
publié ici avec leur accord

Nous sommes un couple des Alpes-Maritimes (France). Cela fait maintenant plusieurs années que nous pratiquons ensemble le naturisme.
Nous nous sommes rencontrés à Toulon (j'habitais alors Paris) et en 2002, nous nous sommes installés ensemble dans un studio situé tout prés
de la plage naturiste des Salins d'Hyères (Var). C'est donc naturellement qu'avec ma copine j'ai vécu ma première expérience naturiste,
puisqu'elle connaissait déjà cette magnifique plage, et la fréquentait depuis un certain temps.
La première fois j'étais un peu mal à l'aise. Arrivant habillés, nous avons marché devant tous ces gens nus, femmes, hommes et enfants, je me sentais regardé,
épié, mais ce n'était qu'une impression ... Rapidement j'ai enlevé mes vêtements et là... stupéfaction !!! Un vrai bonheur de se trouver nu,
se sentir libre et non entravé par un quelconque et somme toute inutile morceau de tissu !!!...
Tout aussi rapidement nous avons lié connaissance avec les gens autour de nous, des couples de la région. Nous avons passé une très bonne journée,
et depuis, à chaque fois que nous avons l'occasion d'aller à la plage, notre choix se porte systématiquement vers un site naturiste.
Nous connaissons les plages du Monaco au Pradet, celle citée ci-dessus des Salins d'Hyères, celle du Layet ainsi que la plage de Pampelonne à Ramatuelle.
Chacun de ces lieux a ses qualités et ses défauts, mais nous nous sommes toujours retrouvés en bonne compagnie,
avec des gens tous fort sympathiques, respectueux du lieu et d'autrui, libérés, tolérants et... nus.
Maintenant nous sommes dans les Alpes-Maritimes, et les plages naturistes sont plutôt rares malgré le nombre important de kilomètres de côtes.
Le béton a largement pris la place de la nature...
Heureusement, depuis peu de temps nous fréquentons la plage d'Eze-sur-Mer, et là encore nous n'avons connu que des personnages sympathiques.
Il y règne une atmosphère bien plus conviviale que sur une plage textile (chacun pour soi, chacun sur soi), et nous avons été adoptés par les habitués du lieu.
Ils surveillent le bon respect de la propreté, du calme, et de la sécurité, et cela limite aussi les cas de débauche que nous pouvons retrouver ailleurs...
Merci d'avoir lu notre témoignage jusqu'au bout...
Silvio et Sophie, de Nice, France...
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4ème témoignage, celui de Roland. Pour lui écrire, cliquer ici...
publié ici avec son accord

L'été dernier j'ai réalisé ce qui me paraissait impossible, une véritable envie, le résultat est sans appel !!!
En effet, l'envie de faire du naturisme me titillait depuis trop longtemps, environ 30 ans. Mais voilà au début de mon adolescence,
j'aurais eu du mal à exprimer cette envie à mes parents qui étaient très "boulot dodo", et jamais de vacances (commerçant indépendant).
A la suite de circonstances malheureuses, j'ai dû par la force des choses reprendre le commerce familial, ce qui n'a plus laissé la place à cette envie.
Il y eu encore un mariage qui a duré 16 ans. Au début de celui-ci, j'avais exprimé le désir de vouloir faire du naturisme, mais voilà ma femme trés "famille"
et trés pudique, m'a traité "d'obsédé du sexe, de cochon et de voyeuriste".
A la suite de ça, je n'ai plus voulu discuter de mes envies. De temps en temps, je pratiquais le naturisme sauvage dans les forêts alentour de mon domicile,
après le coucher de soleil, au risque de me trouver nez à nez avec un promeneur de chien, et pire encore de me faire dénoncer...
Vu la place de mon commerce dans cette petite bourgade j'aurais été plutôt mal, mais ce ne fut jamais le cas.
Durant de nombreuses années, j'ai toujours fais du sport pour maintenir ma ligne, sans être vraiment parfaite, mais cela m'a permis de mieux m'accepter.
Depuis près de 2 ans je suis divorcé et vis seul dans un mobil-home en Suisse. Durant l'année qui vient de se terminer, j'ai voulu réaliser ce vieux rêve
qui me trottait dans la tête. Je ne savais pas trop comment m'y prendre. Je pensais toujours aux mots de mon ex-femme qui m'avaient blessé dans mon estime.
Mais voilà, je tentais le coup et puis on verra bien.
Après plusieurs visites de sites naturistes, je me décidais enfin d'appeler. Ceci ne fut pas une mince affaire, car j'ai composé ce numéro plusieurs fois
et dans mon fort intérieur, je disais que j'étais peut-être pas tout à fait normal. Je pense que la dernière fois que j'ai appelé,
je n'ai pas été assez rapide pour stopper la communication. J'étais pris au piège.
La personne qui était à l'autre bout du fil m'a pris au dépourvu et je ne pouvais plus revenir en arrière. J'ai accepté sa proposition et fut un peu soulagé,
car c'est elle qui a parlé et moi qui n'ai rien dit. Le jour venu du départ, j'ai dû me "pousser au cul". Je nétais pas encore convaincu que j'avais fait
un bon choix, mais je savais que je devais, à partir de maintenant, essayer de l'assumer...
Arrivé au port où je devais prendre le bateau pour une petite traversée d'environ 30 minutes, j'étais extrêmement mal à l'aise je voulais revenir sur mes pas
et rentrer chez moi. La personne du guichet m'a vu hésiter, m'a interpellé, me connaissant j'ai certainement rougi, et j'ai acheté ce billet
qui peut-être m'amenait, soit au paradis, soit en enfer. Arrivé à destination, j'ai été soulagé mais pas encore convaincu.
J'ai pris possession du bungalow qui allait, dans mes premières pensées, me servir de refuge si la situation tournait mal.
Le propriétaire me visita plusieurs fois, car j'avais exprimé une certaine peur de me montrer nu. Le lendemain, je décidais de prendre mon courage à deux mains,
pris mon baluchon sur le dos, et entrepris, après avoir bien étudié la carte, mon périple à travers le site pour essayer de m'isoler dans un coin tranquille.
Après plusieurs minutes seul sur la plateforme aménagée à cet effet, j'ai vu arriver 2 femmes. Du coup je me suis mis immédiatement sur le ventre
pour cacher ce que vous pouvez bien penser. Mais au bout d'un certain temps, mon dos chauffait.
Si je voulais partir, je devais absolument me lever et si je voulais me mettre de la crème de protection, je devais également changer de position.
Avec courage, je me suis levé, j'ai demandé à une des personnes de me badigeonner le dos. Mon coeur battait de peur de la réaction, mais rien ne se passait.
J'ai gardé mon sang froid, tout en ayant mon coeur et mon dos chaud.
J'ai ensuite passé 4 jours MAGNIFIQUES, SPLENDIDES, sans peur. J'ai eu énormément de mal à partir de cet endroit.
Néanmoins, j'ai gardé un souvenir tout autant MAGNIFIQUE ET SPLENDIDE...
Je renouvellerais l'expérience cette année car j'ai passé mes plus belles vacances depuis fort longtemps.
Après cette expérience et de retour chez moi, j'ai pu m'apercevoir du changement de ma personne, de ma façon de voir, d'apprécier les choses, les gens,
et peut-être aussi d'être un peu moins critique sur des situations qui n'en vallent pas la peine.
Pour les personnes qui lisent ce témoignage, d'abord merci, ensuite encore merci, et bonne année naturiste à tous...
Roland, de Aigle, Suisse...
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5ème témoignage, celui de Lola ( Rédactrice en chef et ouebmistress de ce site ). Pour lui écrire, cliquer ici...

J''ai ce mode de vie depuis l'enfance avec ma soeur, grâce à nos parents qui nous ont éduqué dans le respect des autres et de la nature, mais sans prise de tête...
J'écris 'mode de vie' car pour moi c'en ait un, au quotidien autant qu'en vacances, à domicile autant que chez mes ami(e)s naturistes,
et même chez mes parents, qui vivent nus aussi à domicile, et qui reçoivent leurs ami(e)s naturistes surtout l'été dans leur grand jardin...
Pour moi le naturisme, ce sont mes souvenirs d'enfance, à 7 ans, sur les plages urbaines de Marseille (donc textiles) où ma mère me disait tout le temps
"remet ton maillot", et ou je lui répondais "mais quand est-ce qu'on peut s'habiller nue ici ?..."
Ou à 10 ans, lorsque nous arrivions dans notre camping naturiste du Verdon, et que je me dépêchais de me déshabiller pour aller serrer dans mes bras le tronc
de mon Pin Sylvestre préféré, pendant 10 minutes le temps que mes parents déballe la voiture, et que ma soeur aille voir s'il y avait nos copines de l'année dernière...
Ou à 16 ans, lorsque je me suis de nouveau mise nue en public pendant nos vacances 96, alors que ça faisait 3 ans que je ne vivais nue qu'en famille...
( C'est là que j'ai définitivement su que j'étais naturiste, et que jamais plus je ne mettrais de maillot (sauf sur les plages urbaines du Prado à Marseille, avec ma filleule...).
Pour moi, le naturisme, c'est la bande d'ami(e)s naturistes que j'ai gardé de nos vacances en centre naturistes, c'est aussi ma passion pour la botanique...
C'est traverser la "Casse Déserte", dans le Parc Naturel du Queyras, avec des bonnes chaussures, un sac à dos, et...... rien d'autre qu'une casquette...
Ou bien parcourir la Vanoise (hors juillet/août), la Vallée des Merveilles dans le Mercantour, ou les Pinèdes du Parc Naturel du Verdon en randonnue...
C'est aussi participer aux après-midi naturistes l'été chez mes Parents, avec leurs amis, et tout plein d'enfants qui jouent dans le jardin...
Au quotidien, c'est filer sous la douche en arrivant chez moi, et rester nue jusqu'au lendemain... Je ne saurais me passer de ce confort, de ce mode de vie...
Lola, de Marseille, France...
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6ème témoignage, celui d'Alex. Pour lui écrire, cliquer ici...
publié ici avec son accord

La nuit avait été trés longue puisque je n’avais pas dormi. Enfermé dans le labo que l’on m’avait prêté, j’avais développé des photos toute la nuit
et effectué des tirages en série. Depuis quinze jours, je dormais sous tente au bout du stade de foot de Castellane, avec cinq autres animateurs et animatrices.
J’accompagnais un groupe d’handicapés mentaux pour un séjour découverte des Alpes de Haute Provence. Plus précisément le long des gorges du Verdon.
Et cette nuit là, j’avais développé toutes les photos que nous avions prises depuis le début du séjour pour les distribuer.
Le coq avait chanté depuis longtemps quand épuisé, je rentrai me coucher. Et je commençai à entendre les premières voix des participants qui se réveillaient.
J’étais de congé ce jour là et je pensais bien pouvoir en profiter pour une grasse mat’. J’ai tenu une bonne demi-heure. Il devait être un peu plus de sept heures.
La chaleur commençait à monter sous les toiles, chassant les occupants de leurs duvets. Et chacun de parler, de rire, de crier, de faire du bruit.
Un café vite expédié, je retournai à la tente, pris quelques affaires et le gros paquet de photos encore humides qu’il me faudrait faire sécher.
J’hésitais à les confier à un des animateurs pour qu’il finisse le boulot. Trop de passage.
Le stade se trouvait à l’écart, à l’entrée de Castellane. Je pris la route, sans but défini. Un lieu attirerait bien mon attention.
Ce fût un couple d’allemands très sympathique qui s’arrêta devant mon pouce tendu.
Ils étaient en vacances dans la région mais revenaient de voir des amis dans le sud, vers la mer.
Mais nous ne restâmes pas longtemps ensemble. Un cri du cœur s’échappa de nos poitrines en même temps après quelques instants de route.
Un lac magnifique étalait ses eaux calmes, je n’ai pas retenu le lieu exact, et n'y suis jamais retourné depuis ce mois de juillet. Peut-être le lac de Castillon.
Il ressemblerait à mon souvenir, d’après des photos vues sur le net. En tous cas, je me souviens bien qu’il faisait retenue pour un barrage EDF.
Je quittai ce couple charmant et à pied, je me dirigeai vers le lac. La chaleur commençait vraiment à monter.
Il devait être 8 heures, je longeai le lac cherchant un lieu tranquille. Je n’avais pas pris de serviette ni de maillot et je n’avais jamais fait de naturisme.
Qu’importe. Il n’y avait pas un chat. J’ai dû marcher un bon quart d’heure pour trouver le lieu qui me convenait. Masqués par une dune sablonneuse,
quelques rochers abritaient une sorte de crique au sable fin. J’étais invisible du reste du lac.
Il ne me fallut pas longtemps pour me retrouver nu et plonger dans les eaux fraîches. Pour la première fois de ma vie, j’éprouvai une sensation incroyable.
L’eau glissait sur mon corps, et particulièrement sur mes hanches. Je ne saurais mieux décrire cette sensation.
Mais tous ceux et celles qui ont déjà nagé nus vous le diront. C’est incomparable.
Je restai un moment à batifoler dans cette eau limpide. Puis je ressorti m’exposer au soleil. J’eus une pensée pour les photos qu’il me fallait faire sécher.
C’était le moment d’en profiter. Je pris donc le paquet et retournai rapidement au bord de l’eau. Une par une, je rinçai les photos et les ressortis.
J’ai dû ouvrir des yeux incrédules. Il faisait tellement chaud en cette heure matinale qu'en un rien de temps les photos étaient déjà parfaitement sèches.
Je les glissais dans mon sac, prit mon Walkman et m’allongeai sur le sable fin...
Ce furent des voix qui me réveillèrent. J’avais dû m’endormir en quelques secondes. La cassette était finie. J’ouvris les yeux, abrités par des lunettes de soleil.
Elles étaient trois, semblables à des anges, auréolées de soleil. J’eus un moment de gêne. Elles durent le sentir mais ne dirent rien.
Je m’assis, un bras posé sur la cuisse opposée cachant pudiquement mon sexe. De l’autre, j’ôtai le casque inutile.
La plus âgée, dans les 25 ans, demanda dans un français très approximatif si elles pouvaient s’installer ici. Suédoises ou norvégiennes, pensais-je.
Il n’y avait pas beaucoup de place et donc forcément, elles se retrouveraient assez proches de moi. J’eu un instant d’incertitude.
Je n’étais pas particulièrement pudique mais j’étais nu avec trois jeunes filles en robes d’été. Je voyais les bretelles de leurs bikinis, nouées autour de leur cou.
Et je n’avais pas de maillot à me mettre. Tant pis, mon slip ferait l’affaire. J’acquiesçai.
Je ne m’attendais pas à cela. Elles posèrent leurs sacs à 2 mètres de moi, me remerciant d’un sourire, et en un instant les trois compagnes
se déshabillèrent et se retrouvèrent nues. Naïvement, j’avais pensé qu’elles allaient garder leur maillot.
Étrange sensation, je n’avais jamais été nu ainsi. J’avais bien participé à deux ou trois bains de minuit, mais la lune drapait notre intimité d’un voile de pudeur.
Les 2 plus âgées se dirigèrent vers l’eau. La plus jeune étala 2 serviettes côte à côte et s’empara de la 3ème. En 2 pas, elle fût près de moi et me la tendit d’un sourire.
Puis elle courut vers le lac. J’en profitai pour m’allonger, sur le ventre, sur cette serviette bienvenue.
Elles jouèrent un moment dans l’eau, s’aspergeant, se pourchassant, dans de grandes éclaboussures. Je n’osai pas aller les rejoindre.
La peau commençait à me chauffer mais je n’avais pas de crème et il m’était difficile de changer de position. Je ne risquais pourtant pas grand chose.
Ma peau était cuivrée par le soleil. Merci à mes origines hispaniques. Quelques heures au soleil et je paraissais bronzé comme si j’avais passé ma vie au grand air.
Ce furent elles qui me firent un signe pour m’inviter à les rejoindre. Mais j’étais encore assez réticent. J’avais peur de ne pouvoir contenir un certain trouble.
Ce fût Ana, je crois, qui vint me prendre par la main pour me tirer vers l’eau. Je fus bien forcé de la suivre. Ce fût magique.
Une fois dans l’eau, toute appréhension me quitta, nous étions comme des enfants, jouant, nous chamaillant…
Épuisés, nous sommes retournés à nos serviettes. Il n’y avait plus de gêne en moi. Je me suis senti libre. Être nu, debout ou allongé sur le dos, ou dans l’eau,
avec trois inconnues m’a paru tellement naturel que vingt-cinq ans plus tard, j’en savoure encore tous les instants.
J’ai ainsi fait la connaissance d’Inge et Ana, deux sœurs et leur cousine Emelie, venues passer quelque semaines de congés en France.
Plus tard dans la matinée, quelques cris joyeux ont annoncé l’arrivée d’autres vacanciers, heureux de découvrir une plage où ils pouvaient se mettre nus eux aussi.
Nous nous sommes retrouvés ainsi à une vingtaine de personnes. Et j’étais parfaitement à l’aise.
Les trois suédoises ont partagé les quelques provisions qu’elles avaient amené, moi-même étant venu sans rien. Elles repartaient deux jours plus tard dans leur pays.
C’était leur dernière baignade en France...
Bien plus tard, la chaleur a commencé à baisser, la journée finissait. Il me fallait retourner au camp. Pourtant, j’avais envie de prolonger cet instant.
Je n’ai jamais revu Inge, Ana et Emelie. Pourtant je pense souvent à elles, les remerciant chaque fois de m’avoir fait découvrir ce plaisir insoupçonné.
Le plus drôle, c’est que quelques jours plus tard, une animatrice, revenue ravie de sa journée de congé, avait trouvé un petit lac où elle avait pu pratiquer le naturisme.
A sa description, je pense qu’il s’agit du même. Ce lac était-il naturiste et étais-je arrivé au bon endroit par hasard, ou bien les gens avaient-ils prolongé mon geste ?
Je ne l’ai jamais su mais vraiment peu importe. Je venais de découvrir un nouveau style de vie...
Alex, de Nogent-le-Rotrou, France...
( Alex est l'administrateur de notre forum naturiste, vous pouvez le retrouver en cliquant ici... )
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