| www.clubnaturiste.net - document n° 30 |
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Par Daniel Pagès, architecte
Réflexion pour un habitat naturiste
Peut-on concevoir une logique architecturale |
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L’activité de l’architecte, dans nos sociétés occidentales où la division du travail est devenue la règle, consiste, sur la base de programmes ou sur l’expression de besoins, à produire des espaces différentiés, abrités et cloisonnés. A l’aide de pratiques techniques multiples et la mise en œuvre de matériaux les plus divers, au cours de l’histoire de l’humanité, l’espèce humaine n’a cessé de distribuer l’espace considéré comme naturel ou originel, mis à sa disposition. L’objet n’est pas ici de revenir sur cette appropriation qui relève plus de la métaphysique que de la stricte histoire des techniques. Il en résulte l’espace de nos villes et villages que nous pratiquons quotidiennement.
L’espèce humaine disposerait, depuis l’origine des temps, avec d’autres espèces animales (Oiseaux, castors, fourmis, etc.) de l’environnement |
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L’espèce humaine est singulière Nous perçevons facilement la nécessité de produire des espaces délimités matériellement à des fins de protection pour s’affranchir autant des "agressions" climatiques que sociales. Mais que pouvons-nous dire des performances des solutions proposées, non directement associées, à ce seul projet ? Parler de projet, dès l’abord de cette question, caractérise déjà la singularité de l’espèce humaine, qui, au-delà d’une perception strictement fonctionnelle des ses actions, valoriserait d’autres approches que nous désignons comme "culturelles". C'est-à-dire, comme spécifiques d’une espèce, dans un espace donné, et appartenant à un ou des champs particuliers d’investigation.
Les investigations de nature ethnographiques, que nous connaissons sur les formes d’habitat
Pour parcourir rapidement, le temps de l’histoire et l’espace géographique modifié dont nous disposons,
L’affranchissement, très récent dans l’histoire de l’humanité, et en particulier dans les sociétés urbaines |
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La famille, dite monoparentale, est également utilisatrice de logements ou de cellules d’habitat sans organisation spécifique ou adaptée, si ce n’est la encore par la taille. On peut sans doute regretter cette absence de particularité, mais les freins techniques et par voie de conséquence, les freins financiers, altèrent sans conteste possible, cette capacité à répondre immédiatement aux besoins, en gestation, qui s’exprimeraient. L’expression des besoins est rarement attachée à la définition de l’espace intime. Les lotissements réalisés en nombre à la périphérie de nos villes témoignent de cette absence de traitement. Seule l’évolution du mobilier représente une démarche significative et repérable (2). | |
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Un lieu de déploiement de l’intime L’habitat est et restera pour longtemps encore, le lieu de déploiement de l’intime. Mais de quel intime parlons nous ? A ce niveau de la réflexion peut être introduit la notion des rapports que nous entretenons avec le corps singulier au sein d’une collectivité. L’habitat que nous pratiquons dans les sociétés contemporaines serait de plus en plus un standard comme signalé plus haut. Un modèle "basique" se généraliserait sur la planète. Il proposerait, à l’aide d’une distribution fonctionnelle des pièces ou volumes, une protection de l’intime qui reposerait sur la mise en place d’écrans visuels comme thermiques. Le prolongement de l’habitat dans la ville par la délimitation d’espaces de transition n’est pas très développé.
Pourtant, il existe des lieux où la généralisation de ce standard s’estompe.
De cette tradition d’origine cultuelle s’inspire sans doute des recherches récentes en Suède ou l’exposition BO1 |
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Ici, sans doute, se trouve le point de convergence avec l’espace des centres naturistes. Malgré ma "pratique" de quelques clubs de France et de nombreux centres de vacances depuis plus de 30 années, c’est récemment que j’ai fait la relation entre cette approche de l’intime dans l’habitat en général et la singularité de la pratique naturiste. | |
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La relation au naturisme Le raisonnement par l’absurde, inspiré du raisonnement mathématique, peut, s’agissant de ce travail, être productif. L’observation sommaire de l’espace résultant des plans des villes historiques du monde islamique, montre combien, par le traitement des séquences de transition du public et privé, il est possible de confiner l’intime au plus profond de l’habitat urbain dense. La protection de l’intimité corporelle y serait, par rapport au domaine public, la plus élaborée.
A l’inverse, l’espace "urbain" tout relatif des centres de vacances naturistes serait le lieu
Il reste, que cette protection est reportée plus avant, en périphérie du groupe identifié |
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Pouvons nous dire pour autant que l’espace naturiste serait assimilable à une aire spécifique appropriée par les populations traditionnelles ? Il est possible d’observer dans ces communautés de fait que sont les centres naturistes, une recherche plus ou moins consciente de l’innocence originelle. Recherche d’un hédonisme qui serait associé au partage de la nudité vécue comme une négation volontaire de la protection corporelle à la vision d’autrui.
Sur la base de ces quelques réflexions il est possible d’engager un débat sur les rapports qu’entretiennent les naturistes,
Le raisonnement, en terme de marché, pénalise sans doute une évolution qui serait plus élaborée. | |
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Bien-être individuel ? Pour vivre quelques semaines par an dans ce contexte, et comme responsable d’un club urbain, il faut bien admettre que la motivation profonde pour adhérer à cette pratique participe sans conteste de la quête consciente d’un bien-être individuel, à partager. La démarche prosélyte n’est pas totalement étrangère au naturisme. Le débat sur l’Europe montre la nécessité de vivre des valeurs communes avec nos voisins du Nord et ibériques. Les centres de vacances naturistes localisés en France n’existent et se développent que grâce à la fréquentation d’une population nord-européenne plus que significative en nombre.
Un travail sur ce thème du rapport à l’intime dans l’espace et en milieu naturiste, est-il de nature à renouveler,
Pour ma part, dans la démarche de conception de l’habitat il est évident que le fait d’appliquer une réflexion |
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L’évolution récente des réflexions, autant sur l’utilisation des énergies renouvelables dans l’habitat, que sur le développement durable, ouvre un champ d’expérimentations dans lequel la démarche naturiste peut se positionner de façon originale et pertinente. Elle retrouverait ainsi ses origines...
Un travail pluridisciplinaire sur ce thème permettrait de faire évoluer les projets relatifs à l’espace habité, à la maison et plus généralement,
Daniel Pagès... Pour m'écrire, cliquer ici...
(1) : Cf. Gymno Club Rhodanien - BP. 2 - 69514 Vaulx en Velin Cédex - Tél. : 06 62 56 49 99 - Courriel : gcr-ffn@voila.fr | |
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